L’agressivité est un instinct très utile p.ex. lors de compétitions sportives, mais exprimée sous forme de violence contre autrui ou soi-même, il devient problématique. 

En utilisant de la violence au lieu du dialogue, vous compliquez inutilement la situation conflictuelle et rendez sa résolution encore plus difficile. En même temps vous faites du tort aux autres et à vous-même. Car un comportement violent entraîne toujours des conséquences négatives pour son auteur. La résolution satisfaisante et définitive d’un conflit est toujours celle de la non-violence, par le dialogue dans le respect mutuel.

Si le dialogue n’est plus possible, il est recommandé de chercher une tierce personne comme médiateur. Ce dernier écoute les deux parties sans apporter de jugement de valeur et veille à ce que la discussion se passe dans un climat serein. Le médiateur cherche à trouver ensemble avec les personnes en situation de conflit une solution amiable à leur problème. S’il s’agit d’un problème à l’école avec un ou plusieurs autres élèves, vous pouvez faire appel au service Peer Mediation (www.peermediation.lu) pour vous aider à résoudre le conflit. Si votre école ne dispose pas encore d’un tel service ou s’il s’agit d’un conflit hors du cadre scolaire, contactez le Centre de Médiation (www.mediation.lu).

Si vous avez des difficultés à gérer votre aggressivité et vous aimeriez savoir comment utiliser l’aggressivité à des fins positives, contactez un des services de prévention de violence suivants :

  • Think First aide les jeunes entre 14 et 18 ans à développer leurs compétences sociales, leurs capacités d’empathie, de dialogue et de résolution de conflits (www.afp-services.lu)
  • Phoenix propose des programmes d’entraînement anti-agression (www.anti-gewalt.lu)
  • Ech kämpfe fair ! aide les garçons et jeunes hommes entre 8 et 18 ans à utiliser leur aggressivité d’une manière réfléchie et positive, et à développer une plus forte image de soi (www.acttogether.lu)  
  • Riicht Eraus propose de l’aide pour auteurs de violence domestique âgés au moins de 17 ans (www.croix-rouge.lu/riichteraus)

En général, la pratique d’une discipline d’arts martiaux  peut profiter aussi bien aux victimes, qu’aux auteurs de violence. Les victimes gagnent de la confiance en soi et deviennent moins vulnérables. Les auteurs par contre peuvent utiliser l’art martial comme exutoire à leur agressivité. En même temps, un meilleur contrôle de soi est favorisé grâce à la discipline à laquelle les arts martiaux sont soumis.

À l’école, si vous êtes devenu victime de violences, ne l’acceptez pas comme une fatalité. Adressez-vous à vos professeurs, votre tuteur, au Service de Psychologie et d’Orientation Scolaires (SPOS) de votre lycée, au Centre de Psychologie et d’Orientation Scolaires (www.cpos.lu) ou au Kanner-Jugendtelefon tél : 116 111 (www.kjt.lu).